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Apporteur de progrès à l'humanité

  • Baudouin de Menten
    Parapentiste montagnard d'un pays plat motard et masseur à ses heures, fan de Romuald, oenophile, épicurien et gourmand
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19/09/2011

Commentaires

Philippe LASSERRE

Je suis totalement d'accord avec cette interprétation. Les banques ne réalisent plus que 25% de leur activité sur les prêts, le reste venant des activités de marché (50% environ) et des commissions et frais de gestion (environ 25%).

Il est donc beaucoup plus rentable de s'acharner sur un pauvre entrepreneur qui lutte pour survivre en le noyant sous les commissions plutôt que de prendre le risque de prêter et de perdre l'argent prêté.

IL est urgent que les banques se prononcent : soit elles font du crédit et uniquement du crédit, et elles restent banques ; soit elles ne veulent plus en faire, et elles ne sont plus des banques.
Autrement dit, je confirme les propos : il faut règlementer l'activité de prêt et qu'elle soit exclusive de toute autre activité.

Je me demande même, puisque nous en sommes à réouvrir les anciennes règlementations, s'il ne faut pas revenir à une nationalisation du système bancaire, au moins pour tout ce qui est prêt aux entreprises. En effet, qui d'autres que l'Etat peut accepter de porter un risque dans le monde actuel ?

Nous touchons là au problème majeur de tous les créateurs d'entreprise : où trouver un financement pour se lancer, avec des moyens suffisants (autrement dit pas l'aumône d'un micor crédit de 5 000 € d'une association quelconque, mais bien le prêt de 50 000 ou 100 000 euros qui permet de lancer un vrai projet) ? Comment faire pour donner envie aux entrepreneurs de prendre le risque d'entreprendre, dans un monde où il vaut mieux être rentier qu'audacieux ? C'est certainement là que la création d'un système d'Etat pour les créateurs trouve tout son effet, puis que les banquiers ne prêtent pas. Ils ne prêtent d'ailleurs que si le projet obtient la garantie de OSEO qui couvre 70 % du financement. Sinon pas de prêt. ET OSEO est un organisme ... garanti par l'ETAT !

Allez encore un effort, supprimons le relais par les banques et nous ferons des économies de gestion.

Sinon il ne reste qu'une seule solution : que les citoyens contournent le système et se prêtent entre eux, pour continuer à faire tourner la machine économique. Il est probable que nous allons prochainement revenir à des notions ancestrales de troc, d'échange, de prêt de personne à personne, le tout sans passer par une valorisation économique, car je crains que nous soyons sur le point d'aller trop loin dans la captation de la valeur ajoutée par le système.

JXO

Historiquement, le taux de sinistre dans l'activité bancaire est de l'ordre de 0.5%. C'est donc facilement pris en charge par la marge nette sur chaque prêt.

Je ne crois donc pas qu'il soit obligatoire de mettre l'état en face.
OSEO nous a bien montré ce qu'il en advient : faute d'un vrai accès au marché, c'est devenu un outils pour les banques. C'est devenu une sur-garantie alors que cet organisme était là pour réduire l'appel à la caution de l'entrepreneur.

Sur le terrain, nous avons même constaté que des banques utilisent le prétexte d'Oseo pour ajouter une caution bancaire là où ils avaient accepté un crédit sec.

Qui d'autres que l'Etat peut accepter de porter un risque ? Hélas, l'Etat est le dernier à accepter de porter un risque. Voyez comment la loi sur les faillites est formulée : l'Etat est privilégié, il est payé en premier rang parmi les débiteurs !!!
Il faut bien comprendre que la fonction publique est animée par l'idée de ne pas gaspiller l'argent du contribuable.
Ce but qui peut paraître noble passe avant toute idée de justice ou d’efficacité économique.

Je crois à la renaissance d'une multitude de petites banques entrepreneuriales qui, elles, pourront prendre des "risques" (qui sont, on l'a vu plus haut, assez limité).

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